Ce mardi 17 février, l’équipe fanion du Granville Volleyball se déplaçait en terre bretonne pour y défier la réserve du Rennes CPB. Au terme d’un combat haletant de cinq sets, nos joueurs s’inclinent 3 à 2. Une défaite au goût de victoire morale, tant les éléments semblaient contraires avant même le premier coup de sifflet.
Il y a des soirs où le simple fait de rivaliser tient de l’exploit. Le déplacement à Rennes, programmé ce mardi, réunissait tous les ingrédients du match piège pour le collectif granvillais.
La tâche s’annonçait en effet extrêmement complexe. L’infirmerie granvillaise affichant complet, c’est avec un effectif largement remanié que l’équipe a dû se présenter sur le parquet. Le défi tactique était immense : les deux passeurs habituels manquant à l’appel, le groupe a dû se réinventer dans l’urgence absolue pour trouver de nouveaux automatismes.
À ces ajustements de dernière minute s’ajoutait une donnée locale et culturelle incontournable : le calendrier a placé cette rencontre le soir même de la clôture du Carnaval de Granville. Une conjoncture festive qui, fatalement, a pu peser sur la fraîcheur physique et la lucidité de certains organismes.
Malgré ces vents contraires, les « Bleu et Blanc » ont fait preuve d’une admirable force de caractère. Le début de match reflète logiquement le manque de repères du nouveau système mis en place, et Rennes s’adjuge la première manche (25-17). Mais loin de sombrer, Granville s’ajuste et serre les rangs. S’appuyant sur un mental d’acier, nos joueurs arrachent le deuxième set sur le fil (24-26) pour relancer la machine. Le bras de fer s’installe alors durablement. Si les locaux reprennent la main dans le troisième acte (25-22), les Granvillais refusent d’abdiquer et poussent les Rennais dans leurs retranchements pour s’offrir un tie-break mérité au terme d’un quatrième set maîtrisé au forceps (23-25).
L’énergie déployée pour compenser les absences et combler les retards a finalement présenté la facture dans l’ultime manche. À bout de souffle et physiquement émoussés, les Granvillais ont fini par céder face à des Bretons plus frais, qui s’imposent logiquement dans ce set décisif (15-9).
Si la victoire n’est pas au rendez-vous, le groupe ramène un point précieux pour le classement et, surtout, des certitudes sur son état d’esprit. Faire front avec une telle abnégation, sans passeurs de métier et avec une fatigue accumulée, force le respect. Il faudra désormais récupérer et soigner les bobos pour repartir de l’avant.